Univers Krosmoz

Dieu Sram

Dieu des ombres

Sram est le Dieu des ombres, du mensonge, du vol et de l’assassinat. Figure aussi mystérieuse qu’inquiétante du Panthéon des Douze, il incarne la ruse absolue, la manipulation et l’absence totale de scrupules. Ses disciples, les Srams, héritent de sa discrétion surnaturelle, de sa froideur émotionnelle ainsi que de son goût pour les pièges et les manœuvres invisibles.

Contrairement à de nombreuses divinités du Krosmoz, Sram ne laisse presque jamais transparaître ses émotions. Sa voix demeure constamment calme, égale et maîtrisée, même dans les situations les plus critiques. Cette impassibilité légendaire est devenue l’un des traits les plus reconnaissables de ses fidèles, qui apprennent eux aussi à cacher leurs intentions derrière un masque d’indifférence absolue.

Mais cette apparente simplicité dissimule une intelligence particulièrement dangereuse.

Car derrière ses allures parfois grotesques ou son comportement volontairement rustre, Sram est en réalité un stratège redoutable, manipulateur et impitoyable. Le dieu apprécie particulièrement tromper les autres sur sa véritable nature, laissant ses adversaires le sous-estimer avant de les manipuler selon ses propres intérêts. Passer pour un idiot ou une brute primitive ne le dérange nullement si cela lui permet d’obtenir ce qu’il désire.

Cette capacité à manipuler les perceptions lui aurait notamment permis de gagner l’admiration des Roublards, fascinés par son intelligence et sa manière d’utiliser la tromperie comme une arme.

Sram règne également sur Srambad, sa dimension divine. Cette cité obscure et criminelle est un gigantesque repaire de voleurs, d’assassins et d’escrocs où règne la loi du plus rusé. Parmi les plus célèbres figures de Srambad se trouvent notamment Gein ainsi que la terrifiante Reine des Voleurs, tous deux considérés comme les rejetons ou héritiers spirituels du Dieu Sram.

Durant l’Ère du Wakfu, Sram joue un rôle particulièrement trouble dans les événements liés aux dimensions divines et à la lutte contre Ogrest. Lorsqu’un aventurier s’immisce dans les affaires secrètes reliant Srambad à Enutrosor, le dieu décide d’intervenir personnellement.

Manipulant les événements dans l’ombre, Sram piège finalement les compagnons de l’aventurier dans Xélorium avant de lui imposer un choix cruel. Le Dieu des Ombres lui affirme qu’il ne peut sauver qu’un seul de ses deux compagnons, condamnant ainsi l’autre à mourir. Fidèle à sa nature, Sram observe alors froidement le désespoir et l’hésitation de l’aventurier, prenant plaisir à le pousser dans ses retranchements.

Mais plus tard, la vérité éclate.

L’aventurier découvre finalement que Sram s’est joué de lui depuis le début et que le compagnon prétendument condamné est toujours vivant. Ce mensonge n’avait qu’un seul but, tester les limites morales de l’aventurier et observer jusqu’où il serait prêt à aller sous la pression du désespoir.

Selon Xélor, le comportement de Sram durant cette période s’expliquerait cependant par un événement bien plus grave. Afin d’aider l’aventurier destiné à affronter Ogrest, Sram aurait placé une partie de son propre pouvoir divin dans la Boîte Divine confiée au héros. Ce sacrifice aurait laissé le dieu incomplet, privé d’une partie essentielle de lui-même.

Depuis cet événement, Sram semble avoir perdu une part de sa lucidité et de son contrôle, se laissant davantage guider par ses instincts les plus primitifs et ses pulsions les plus sombres. Derrière son calme habituel se cacherait désormais une forme de vide intérieur ayant profondément altéré sa personnalité.

À travers le Krosmoz, Sram demeure ainsi une figure aussi fascinante qu’effrayante, un dieu manipulateur dont les véritables intentions restent presque toujours impossibles à discerner.

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